11.07.2008

Chapitre VIII - Patriccio, Un Ami Qui Vous Veut Du Bien

Précédemment dans les Aventures de Froggy

Je crois que je peux voler, je crois que je peux toucher le ciel…

Mais je connais cette ville… c’est… NEW YORK NEW YORK…

Je me retrouvais dans les coulisses d’un splendide spectacle…

Pourquoi le monde s’acharne à m’interrompre ? …

See that Frog, watch that scene ! He is the Dancing King !

 

J’étais donc au centre de la scène, parmi les éléphants survoltés qui enchainaient pirouettes et déhanchés sur la musique d’ABBA. J’esquivais tant bien que mal (plutôt mal que bien) les énormes pates de ces pachydermes dansant. J’enchainais les hypers-cabrioles grâce à ma souplesse légendaire. Au bout d’un temps, n’arrivant toujours à m’échapper de la scène, je décidais de me laisser prendre au jeu. Je m’installais en avant-scène, et commençais à prendre le rythme pour leur en mettre plein la vue.

Gauche, droite, petit pas en avant, coup de hanche gauche, coup de hanche droite, et on tourne. Oh Yeah. Encore. Gauche, droite, avant, coupé, décalé, sur les mains. Et en avant !

Le public m’ovationnait, les éléphants me félicitaient en copiant mes mouvements. Puis, arrive la fin de la chanson, suivie d’un tonnerre d’applaudissement. La foule était debout et m’acclamait. J’étais vraiment le roi du pop-rock. Après une douzaine de saluts, je retournais dans les coulisses, non mécontent de moi.

-      MaGnifiiiiiiqué Siniore ! Absolumente fabulissimo. Ye me présente, ye suis Patriccio di Caninio Mesinato Renato. Ye peux faire de toi une star dou show business. Ye veux être ton agent, ye te trouverai, lé meilleur dé contrat, lé meilleur dé spectacle, la crème de la crème au tiramisu. Ma qué si, qu’est-ce que tu en dis ?

Patriccio di Caninio Mesinato Renato était un chien, court sur pates, assez joufflu, tenait dans son museau un énorme cigare. Il m’inspirait confiance. Je répondis, flatté et un peu étourdi par ce qui venait de se passer :

-      YES. I do, I do, I do, I do !

-      Yé le savais, yé le vu dans tes yeux. Tu as une âme de gagnant. Suis moi, nous allons négocier le contrat à l’agence, ce n’est pas très loin.

Son accent chantant et suave m’incitait à le suivre sans poser de question. Il m’amena jusqu’à un aérodrome. Je me permettais une petite remarque :

-      DooOOOoOo yoOOoUuu liIIvVVve iiiin thEEee plAaaAAane ?

Il explosa de rire, mais sans aucune méchanceté

-      Ah ah, tu es une rigolo

-      ReeEEaAAllYyy ? !

-      L’avion, c’est pour rejoindre l’agence, elle sé trouve à L.A., Los Angeles tu sé.

-      aaAaaahuuUuun !

Je n’étais plus à quelques milliers de kilomètres près, et le jet privé était assez tentant et luxueux. Patriccio m’installa confortablement et me servais une petite binouze. Ahhhh Je commençais à vraiment l’apprécier. Il me rappelait un peu Gabulgobre. Un peu plus tard, je vis apparaître par le hublot les reliefs de cette ville que j’aimais déjà : Los Angeles