10.10.2008
Chapitre VI - Sous L'Océan
Les tortues avançaient à une vitesse fulgurante, à tel point que mes cris n’atteignaient pas les ouïes de Turty. Je me débattais violemment contre les flots déchainés et parvins à me détacher de la carapace jaunâtre de ma nouvelle « amie ». Aussitôt, et sans le vouloir, je fus éjecté du puissant courant marin.
Alors que pour la énième fois de la journée je vis ma vie [Le Lundi à partir de 18h50 sur TF1] défiler devant mes yeux, Turty vint à ma rescousse. Elle filait à contre courant avec l’agilité d’un singe en quête d’un régiment de bananes guatemaltaises. Elle était sur le point de m’atteindre lorsque je fus happé par une puissante vague qui me propulsa dans les profondeurs abyssales des fonds marins.
Croyant une nouvelle fois que le reste de ma vie pouvait désormais se compter en secondes, j’avais fermé les yeux attendant la fin. Qui ne vint pas…
J’entendais au loin la voix de Turty :
« - Don’t move little red frog ! Or you might die ! DO NOT MOVE AT AAAAAAaaall !
Cette remarque attisa ma curiosité : dans quelle situation pouvais-je bien me trouver ?
Numero uno : j’étais assis sur une mine datant la seconde guerre des amphibiens, qui n’attendait que d’exploser
Numero due : ma pause était particulièrement sexy et Turty voulait immortaliser ce momment.
Numero tre : bah je vois pas
J’ouvrais les yeux. Glurp fut ma seule réaction face au de ban de méduses qui se doraient les tentacules à l’eau salée.
Je ne voyais absolument pas pourquoi Turty s’affolait. Ici l’eau était calme et reposante, les méduses jolies et apaisées. A vrai dire, le seul danger immédiat était Turty qui fonçait sur moi à toute allure, elle dépassait sans aucun doute la vitesse autorisée. L’impact pourrait m’être fatal. Aussi me décalais-je vers la droite, frôlant au passage Medusa.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeyeeeeeeuuuuuuu !
Black Out N°2
…
A mon réveil, je me retrouvais sur une plage abandonnée, coquillages et crustacés, douleur dans le nez. Turty m’expliqua qu’elle m’avait tiré des griffes de Medusa, alors que j’étais évanoui, agité de spasmes de douleur, elle m’avait transporté sur des milliers de kilomètres, jusqu’à cette plage nommée MIAMI BEACH.
Oh My Goooooood ! j’avais traversé l’Atlantique sans m’en rendre compte. C’est la première fois que j’étais aussi loin de my mummy and my daddy. Je n’étais plus simplement perdu, j’étais complètement à l’ouest.
Quand Turty appris ce regrettable quiproquo, elle me serra fort dans sa carapace en me disant des mots rassurants. Cela faisant tellement longtemps que je n’avais pas reçu de gestes d’affection. Mon cœur palpitait, je sentais celui de Turty, tout contre le mien. Nous nous regardâmes dans les yeux. Et là, nous fûmes violemment arraché l’un de l’autre par…bien plus qu’une bourrasque…un Ouragan Gigantesque qui m’entraina loin de Miamé et de Turté…